Histoire de la SHAL au pays de Sarrebourg

PROCHAINE CONFERENCE

(voir dans l’onglet "conférences")

PLANTES MÉDICINALES & REMÈDES POPULAIRES

Lundi 14 novembre 2016 au Socioculturel de Sarrebourg à 19 h 30

La conférence évoquera les grandes étapes de l’histoire de l’utilisation des plantes médicinales.
La connaissance des vieux remèdes renvoie à une époque où chacun puisait dans son environnement de quoi se soigner.
Chacun de nous connaît des remèdes dit de ’bonne femme’ , voire utilise ces recettes transmises de façon orale, émanant de l’observation et de l’expérience. La réflexion, quant à elle, a permis d’établir la correspondance entre la plante et son activité et a été à l’origine de diverses hypothèses et ’théories’ qui vous seront exposées lors de cette présentation.

En prévente, sortie en décembre 2016

Histoire de la SHAL au pays de Sarrebourg

Comme le temps passe !

Depuis la fondation de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Lorraine à Metz en 1888, en passant par la constitution d’une section autonome sarrebourgoise en 1903, notre société s’est attachée à promouvoir les richesses de notre patrimoine local.

Afin de mieux nous faire connaître, nous vous présenterons à travers ces quelques lignes un bref rappel historique des actions et évolutions qui ont marqué la vie de la S.H.A.L. - Section Sarrebourg depuis plus d’un siècle.

Dès 1884 un article paru dans la « gazette de Sarrebourg » relate la rencontre des membres de la S.H.A.L. autour des fouilles de la villa gallo-romaine de Saint Ulrich. En 1903, une quarantaine de sociétaires résidant sur la région de « Sarrebourg-Phalsbourg », proposent la création officielle d’une section sarrebourgoise afin de permettre une meilleure autonomie d’action et de gestion vis-à-vis de la maison mère, qui se trouve trop éloignée.
Jusqu’à la première guerre mondiale le nombre des adhérents ne fait qu’augmenter pour atteindre la centaine. Ils se répartissent sur cinq communes de l’arrondissement : Abreschviller, Dabo, Fénétrange, Lorquin et Sarrebourg. Le Mythraeum, actuellement exposé au Musée de Metz

Cette période est marquée par des découvertes exceptionnelles comme celles du Mythraeum exposé de nos jours au Musée de Metz et qui reste une des pièces maîtresses de celui-ci. L’intense activité archéologique autour des fouilles de Saint Ulrich entraîne en 1905 la création du Musée archéologique de Sarrebourg.

Dans le domaine de l’histoire, les publications de sociétaires sarrebourgeois furent nombreuses et diverses. Après un temps d’arrêt provoqué par les événements de la première guerre mondiale, la société reprend ses activités en 1923.
Le travail réalisé par la S.H.A.L. englobe aussi bien l’archéologie celtique que gallo-romaine, l’histoire des régions qui s’y rapporte mais son attention se porte aussi sur l’art populaire, les croix des chemins et plus généralement à tout le domaine du patrimoine.

Le programme de la S.H.A.L. peut se résumer ainsi : maintenir le rayonnement culturel du groupe au moyen de conférences d’intérêt général, mettre en valeur les collections et les enrichir.
Puis c’est l’interruption douloureuse de 1940-1945, le groupe est disloqué. Après la guerre la section se reconstitue pour atteindre le nombre de 150 membres. Elle reprend ses conférences mais celles-ci auront désormais pour thèmes des sujets d’histoire et d’archéologie.

Les ruines de la villa de St Ulrich

En plus des prospections de Saint Ulrich commença en 1946 le sondage de Bettborn ; c’est aussi la découverte puis les fouilles de l’officine de la céramique à Mittelbronn. Au printemps 1953, on découvre alors la première estampille de Satto, en octobre ce sont 18 estampilles mises à jours, ainsi que 1000 tessons ornés et une cinquantaine de vases entiers. Les campagnes de 1954 et 1955 furent les plus importantes fouilles que notre section ait jamais entreprises.

A partir des années 70 des changements importants marquent l’activité de la Société. Depuis sa création en 1905 le musée fait partie intégrante de la S.H.A.L. mais à partir des années 60, il est question de la municipalisation de celui-ci, cela fut l’occasion de nombreux débats passionnants et passionnés. Cependant de graves problèmes financiers et de temps de gestion font que le musée est municipalisé. Les recherches archéologiques menées à Saint Ulrich malgré une équipe très soudée, ralentissent petit à petit et furent abandonnées pour des raisons législatives mais également financières. Le travail archéologique devient désormais le domaine de professionnels qui lors des fouilles font appel aux membres bénévoles de la S.H.A.L., ceux-ci sont alors souvent le relais d’informateurs de découvertes.

Depuis 1988, les orientation de la S.H.A.L. sont différentes tout en restant dans les droites lignes définies par les statuts de la Société. Les fouilles archéologiques n’étant plus de son domaine, la nouvelle direction met désormais l’accent sur les recherches historiques, les publications et le recensement de notre important patrimoine.
Le nombre de nos sociétaires s’est grandement accru et atteint presque les 300, répartis sur une cinquantaine de communes.

Grâce au soutien et à l’aide de la municipalité de Sarrebourg, qui a mis à notre disposition des locaux fonctionnels, notre Société peut poursuivre son long travail d’inventaire afin de le faire découvrir à nos concitoyens et le transmettre à ceux qui nous succéderont.

Nos objectifs aujourd’hui peuvent alors se résumer à trois axes :

- Mieux connaître le Pays de Sarrebourg pour l’aimer d’avantage.
- Connaître son passé, pour comprendre le présent.
- Constituer une mémoire collective écrite pour les générations futures.

Journées d’études mosellanes de la Shal.


Le président de la SHAL Départemental, M.Philippe Brunella et Roland Kleine, président de la SHAL de Sarrebourg

Sept éclairages sur 14-18 dans nos régions

La journée-marathon programmée dans le cadre des Journées d’Etudes Mosellanes de la Shal en était à sa 35e édition. Elle a mis en évidence la vitalité et la compétence de ses membres.
Elle s’est tenue dans les locaux du Centre socio-culturel, dirigée par Philippe Brunella, président de la Shal départementale, sous le patronage de la municipalité, représentée par l’adjoint Roland Klein. Intitulée "Aspects de la Grande Guerre en Moselle", elle a permis aux sept intervenants d’aborder des thèmes mal connus, mais bien concrets, se rapportant à la Première Guerre en Moselle. Dans un temps limité à 20 à 25 minutes, chacun devait présenter sa communication à la soixantaine d’auditeurs venus de tout le département avant d’être soumis à quelques questions de l’assistance. Il revint à Jean Achereiner, vice-président de la section de Sarrebourg, d’inviter à découvrir l’intimité épistolaire d’un soldat lorrain engagé dans l’armée du Kaiser. Puis Sébastien Wagner, secrétaire de la Shal de Metz, a donné un aperçu sur les "petites garnisons" en territoire annexé, plus précisément celle de Morhange. Pour terminer la séquence du matin, Paul Kittel, président délégué de la Shal de Sarrebourg, a donné un aperçu sur les cartes postales des soldats français et allemands pendant la Grande Guerre, mettant en avant leurs orientations tendancieuses, leur but visé et leur impact sur le mental et le moral des troupes.


Une partie de l’assistance

Les causeries de l’après-midi ont tout d’abord permis à Camille Maire, membre de la section sarrebourgeoise, de dévoiler le douloureux sujet des Alsaciens-Lorrains pris en otages par les Français. S’ensuivirent les "souvenirs amers d’un Alsacien-Lorrain" présentés par François Clad, membre de la Shal locale. Un autre sujet devait continuer les interventions : "Les activités de Vallérysthal pendant la Grande Guerre" ou comment le savoir-faire et la production des ouvriers de cette manufacture ont été détournés de leurs buts pour servir les intérêts de l’armée allemande, communication faite par Luc Stenger. Enfin, Bernard Zins, de la Shal Sarreguemines-Confluence, a pris de la hauteur pour parler de la guerre aérienne dans la région de Sarreguemines en 1918. Au terme de ces mini-conférences menées tambour battant pour respecter les impératifs horaires, une vingtaine de participants s’est encore rendue dans la chapelle des Cordeliers pour une découverte guidée et instructive du vitrail "La Paix" de Marc Chagall. En clôture de cette journée particulièrement dense, Philippe Brunella a remercié Roland Kleine, président de la section sarrebourgeoise de la Shal pour l’excellente tenue de ces heures passionnantes et a félicité l’ensemble des organisateurs et des intervenants pour la qualité des prestations fournies.

Jean Achereiner Vice-président de la section Shal de Sarrebourg


Le vitrail "La Paix" en guise de clôture
SHAL
(Société d’Histoire et d’Archéologie de Lorraine)
Section de Sarrebourg

Evénements

le lundi 12 décembre, à 19 h 30 au centre socioculturel de Sarrebourg.

LES COLONS PICARDS DANS LA RÉGION DE SARREBOURG A LA FIN DU XVII è SIÈCLE

par Didier HEMMERT

Sarrebourg
Conférence Shal

Après les terribles guerres du XVIIe siècle, il a fallu repeupler un espace largement dévasté. .Pour affirmer la prépondérance française, Louis XIV a mis en branle une politique de migration originale. Elle s’est traduite par l’afflux massif de migrants venus principalement de la Thiérache (région qui correspond au nord du département de l’Aisne). Traversée par la route royale qui relie les Evêchés à l’Alsace, la région de Sarrebourg, de Phalsbourg et des Etangs témoigne de l’arrivée et de l’établissement des colons picards. De véritables comptoirs "welsches" se sont mis en place ; le plus ancien est très certainement Buhl, attesté dès 1660. C’est vers 1680 que l’on assiste à une forte sédentarisation qui présente différents types d’établissements. La cohabitation se fait avec d’autres éléments comme c’est le cas à Danne-et-Quatre-Vents où les Picards côtoient les migrants venus des régions sud-alémaniques. Des hameaux sont complètement monopolisés par des Picards : Sainte Marie Bickenholz, Desseling, Rorbach-lès-Dieuze. Une population diffuse qui privilégie les écarts comme La Forge….
. Alain Grouselle et Didier Hemmert se sont attelés à la lourde tâche de ressusciter ce pan méconnu de l’histoire démographique de notre contrée. C’est ce que le conférencier, Didier Hemmert, responsable des Archives municipales de Sarreguemines, présentera lors de la conférence mensuelle de la Shal, le lundi 12 décembre, à 19 h 30 au centre socioculturel de Sarrebourg.

Entrée libre